Présentation de l’Association KAMBZAKA (La Cour des Enfants)

L’Association KAMBZAKA est inscrite au Registre des Associations du Tribunal de METZ de puis 2008.

Elle a été déclarée d’Intérêt Général par le service des impôts de METZ . A ce titre, les dons donnent droit à une réduction d’impôt de 66% du don annuel, sur présentation d’un reçu fiscal délivré par l’association.

Le Comité Directeur comporte :

  • les membres du bureau :
    • présidente : Mireille VILLEMIN
    • vice présidents : Chantal LEMIRE et Jean-Jacques SCHAAL
    • trésorière : Claudine CHIARADIA
    • secrétaire : Marie-Paule POLINSKY
  • les assesseurs, au nombre de 12 actuellement.

Ce Comité se réunit une fois par mois pour gérer les affaires courantes et préparer les diverses manifestations. Les membres qui veulent se rendre au Burkina Faso, financent leur voyage personnellement. L’association n’a que très peu de frais de fonctionnement à Marly ( timbres et photocopies) ; elle bénéficie d’une gestion rigoureuse, chaque euro perçu étant destiné au Centre d’Accueil des Enfants de KONGOUSSI.

L’Association KAMBZAKA est laïque et apolitique.

Le projet.

Notre projet consiste à accueillir des enfants en détresse, entre 3 et 12 ans, afin de leur procurer, dans leur cadre géographique et culturel d'origine, sécurité alimentaire, sanitaire, éducative, dans une ambiance protectrice et affectueuse.

Ces enfants restent sous la tutelle du Ministère de l'Action Sociale et conservent des liens avec leur famille d'origine, à laquelle ils appartiennent culturellement.

De petites structures nous semblent plus efficaces pour assurer des relations affectives favorables à l'épanouissement et à l'éducation de ces enfants.

Les enfants sont encadrés par trois nourrices (deux pour la journée, une pour la nuit), et une directrice-éducatrice. Un agent de l'Action Sociale de Kongoussi, assure le lien entre le Ministère et la direction du centre d'accueil.

Pourquoi

L'idée de cette association est née de l'expérience vécue par la Présidente au cours de plusieurs séjours passés au Burkina Faso, à partir de 2005. Dans ce pays, où la misère ne fait aucune discrimination, les enfants sont hélas en première ligne. Pour nous autres occidentaux le fatalisme local devient rapidement insupportable, et l'on se dit qu'en prélevant peu ici, on pourrait soulager beaucoup là-bas. Ainsi a germé, peu à peu, l'idée d'une association à but humanitaire qui s'est concrétisée par la création d'un centre d'accueil pour enfants démunis en 2010/2011.

La pauvreté des pays en voie de développement est sans commune mesure avec celle qui sévit en Europe, car elle touche aux besoins vitaux de populations de plus en plus nombreuses dans une indifférence quasi générale. Notre action n'exclut cependant pas une réflexion sur les causes profondes de cette misère, mais ce n'est pas l'objet de l'association : sur ce propos, vous trouverez des références dans la rubrique "liens préférés".

Pourquoi la Kambzaka à Kongoussi porte-t-elle le nom "Mireille Maman"?

Mireille VILLEMIN et Mireille MAMAN se sont connues au collège Mermoz de Marly, et une forte amitié les a rapidement liées. Puis, alors que Mireille VILLEMIN, jeune retraitée, effectuait ses premiers séjours au Burkina-Faso, en 2005/2006, Mireille MAMAN, toujours documentaliste, fondait dans son collège un "club Burkina" pour sensibiliser les élèves à la solidarité.

Avec une autre collègue, Mireille MAMAN a mis en place une correspondance avec les élèves du collège de Bam, à coté de Kongoussi, où exerçait Mireille VILLEMIN.

En 2006, elle faisait participer son club à une "opération matelas pour Noël", et récoltait ainsi environ 800 euros qui ont servi à l'achat de matelas, les pensionnaires du collège burkinabè dormant à l'époque directement sur le bois de leur lit.

En 2007, elle faisait fabriquer à ses élèves des tableaux pour l'inititation à la lecture, qui furent envoyés au CREN (centre de renutrition) de Kongoussi.

En février 2007, à son retour en France, Mireille VILLEMIN commençait à élaborer l'idée de l'association. Bien évidemment, elle en a parlé à Mireille MAMAN ; et tout aussi évidemment, celle-ci a manifesté son intérêt au projet, et son désir de participer activement à sa réalisation. Malheureusement, elle venait de se découvrir de sérieux problèmes de santé. "Dès que je serai mieux, je t'aiderai", répétait-elle à son amie.

Vaincue par le cancer, Mireille MAMAN s'est éteinte le 4 février 2008, quelques mois à peine avant la naissance de Kambzaka. Et jusqu'au bout, elle s'est passionnée pour le projet.

En guise d'hommage, Mireille VILLEMIN a souhaité que le centre d'accueil de Kongoussi porte le nom de son amie.

Les deux Mireille au bord de la Seille : un projet prend naissance...

Situation géographique

Notre action se situe dans la commune de Kongoussi, ville de 27 000 habitants (57 villages), située à 110 Km au nord de la capitale Ouagadougou. Kongoussi se trouve en bordure du Sahel, région particulièrement touchée par les bouleversements climatiques. Les périodes précédant la saison des pluies sont maintenant de plus en plus chaudes (40°C à 45°C en avril-mai), les pluies sont irrégulières et insuffisantes, et les récoltes vivrières s'amenuisent. La population subit de plein fouet l'augmentation mondiale des prix des produits de première nécessité (carburant, denrées alimentaires).

Une action humanitaire est particulièrement justifiée dans cette région, où la présidente, par ses nombreux séjours en tant que bénévole, a pu se créer une connaissance du terrain précieuse et les relations nécessaires. D'autres organisations sont déjà à l'oeuvre à Kongoussi, mais aucune encore n'a pour vocation de s'occuper de ces enfants sans famille.

Les moyens

La construction du centre "Kambzaka Mireille MAMAN" a été réalisée grâce à l'aide financière du Conseil Régional de Lorraine et du Conseil Général de Moselle au cours de l'année 2010.

Le centre a accueilli les premiers enfants en janvier 2011. Il en compte actuellement une dizaine. Le fonctionnement (nourriture, salaires, soins médicaux, scolarisation, entretien des bâtiments) est assuré par les dons des adhérents, des entreprises, des associations amies, ainsi que des manifestations organisées à Marly et aux alentours (Concert, loto, ventes d'artisanat africain), et par des collèges (tombola, vente de gâteaux, ensachage dans les supermarchés).